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Le diptyque de Richet s’intéresse au parcours du gangster français Jacques Mesrine depuis la fin des années 50 jusqu’à sa mort, le 2 novembre 1979. De sa participation à la guerre d’Algérie jusqu’à cette arrestation musclée qui mettra fin aux jours de l’ennemi public n°1, en passant par son exil au Canada et ses divers séjours en prison, le film veut porter un regard complet sur la vie de cet homme qui avait choisi le banditisme comme mode de vie. http://www.imdb.com
Le premier volet s’ouvre de façon assez intelligente sur les minutes qui précèdent immédiatement la mort de Mesrine, la séquence se terminant sur l’apparition des policiers, en occultant volontairement la fusillade. Les spectateurs sont donc immédiatement cueillis, maintenus dans une expectative à laquelle seule la toute fin du Pattaya guest friendly hotels deuxième volet viendra mettre un terme. Le dénouement de l’histoire étant connu de tous, le réalisateur construit à partir de là sa narration comme un gigantesque flash-back, comme si toute la vie du personnage Pattaya défilait devant nos yeux durant les quelques secondes précédant sa mort. Ce choix de découpage, même s’il est finalement assez classique permet une rapide immersion dans la succession de séquences-souvenirs au cours desquelles nous allons suivre le personnage, d’abord en Algérie, puis pendant ses débuts de criminels et enfin de l’autre côté de l’Atlantique où se déroulera la majeure partie de l’Instinct de Mort. L’ouverture du deuxième volet réutilisera le même principe en présentant les quelques minutes qui suivront immédiatement la fusillade.
L’une des forces de ce film réside justement dans son découpage. S’intéressant autant à l’anecdotique qu’aux faits d’armes les plus spectaculaires de Mesrine, le réalisateur juxtapose de façon parfois abrupte les séquences, se permettant des ellipses temporelles importantes et alternant scènes de dialogues et scènes d’action avec talent. Le premier volet brille ainsi particulièrement par ces choix de montages, en donnant au deux premières heures une guest friendly hotels in Pattaya sorte d’urgence, d’hystérie qui correspond parfaitement à ce personnage versatile et violent. Dans le deuxième volet, ce principe de découpage est laissé un peu de côté et l’on suit de façon beaucoup plus chronologique les évènements, ce qui tend à affaiblir un peu la force de cette deuxième partie. L’instinct de mort possède une dynamique plus intéressante que sa suite, qui va ralentir son rythme et s’attarder Pattaya peut-être un peu trop sur des épisodes de la vie du personnage qui aurait mérités un traitement moins appuyé. Certaines scènes dans L’ennemi public n°1 n’échappent ainsi pas aux poncifs et l’on rejoint un traitement biographique plus classique.
Dans l’ensemble, cette grande fresque de 4 heures (coupée en deux pour des raisons pratiques et commerciales) possède des atouts majeurs. Le casting que Jean-François Richet a réuni autour de lui sert magistralement le film. Vincent Cassel, bien sûr, dans une composition fascinante et tenue de bout en bout, Gerard Depardieu Pattaya girl friendly que l’on n’avait pas vu aussi sobre et Pattaya efficace depuis longtemps, Mathieu Amalrick, Gilles Lelouche, Samuel Le Bihan, Gérard Lanvin, Olivier Gourmet, Michel Duchaussoy, et pour ses dames Cécile de France, Myriam Boyer, Florence Thomassin. Tous au service de leurs personnages, avec tout de même une petite réserve pour Ludivine Sagnier, dont la composition se révèle plus fade que celle de ses partenaires.
Un autre atout de cette production c’est sa mise en scène. Après son expérience américaine sur Assault sur le central 13, le remake du classique de John Carpenter, Jean-François Richet est parvenu avec sa nouvelle œuvre à mélanger habilement les styles américains et français. Efficace dans les scènes d’actions comme dans les scènes plus posées, la façon de filmer de Richet évoque hotels in Pattaya autant le western guest friendly de John Ford, les films de Scorcese Guest friendly hotels Pattaya ou les films Thailand carcéraux d’outre-atlantiques que les films de casse Pattaya à la Melville et les films de personnages plus typiquement hexagonaux comme A bout de Souffle de Godard. A nouveau, ces partis pris cinématographiques sont plus apparents dans le premier volet que dans le second, même si certaines scènes de L’ennemi public n°1 (la séquence de la battue par exemple) font furieusement penser à certains films comme Le Fugitif ou même à certains grands westerns classiques. Au final nous avons donc un film à l’esthétique hybride, entre un naturalisme français, plus porté sur la caractérisation des personnages et une efficacité très américaine dans le cadrage et le découpage des scènes d’actions.
Ces choix de mise en scène, oscillant sans arrêt entre la reconstitution fidèle des évènements et une liberté que souhaite ouvertement le réalisateur dans le traitement de son biopic, Guest friendlypose bien sûr la question de la véracité historique et de l’image que le film donne d’un personnage comme Jacques Mesrine. Pour ce qui de la justesse des faits Richet prévient d’entrée en quelques lignes que son film ne sera pas un reflet hotels in Pattaya exact de ce qui s’est réellement passé, la dramatisation étant absolument nécessaire à partir du moment où l’on décide faire un film de fiction et non pas un documentaire.
Quand à l’image sulfureuse d’un Jacques Mesrine en héros de film populaire, il faut préciser que le film est exemplaire sur ce point-là. Le personnage, s’il est montré avec son charisme, son honneur de gangster, sa bonhomie sympathique, n’échappe pas pour autant au portrait du raciste, violent avec ses compagnes et sans compassion pour les innocents qui tombent sous ses balles. Personnage aussi solaire que repoussant, le Mesrine campé par Vincent Cassel n’est pas construit d’un seul bloc, depuis un unique point de vue, mais il est le miroir éclaté de tous les témoignages qu’ont pu réunir le réalisateur et son scénariste pendant la préparation du film. Animal, imprévisible et charismatique dans la première partie, le gangster finira par s’avachir, se contredire et verser dans le pathétique avec ses cabotinages devant les médias et sa quête d’une justification politique à ses agissements. Sans jamais tirer le spectateur hotels vers la pitié ou l’identification (à part dans certaines scènes poncifs comme Pattaya la visite de sa fille ainée à la prison), Richet réussi le tour de force de nous faire suivre pendant toute la deuxième partie de son film un personnage pour lequel on ne peut plus éprouver d’empathie, les autres personnages eux-même délaissant petit à petit cet homme devenu trop mégalomane pour supporter que l’attention ne soit pas braquée sur lui.
Finalement, si L’instinct de mort et L’ennemi public n°1 ne constituent qu’un seul et même film, il existe clairement une rupture entre la première et la deuxième partie, que ce soit du point de vue esthétique comme je l’ai dit, mais également au niveau du traitement du personnage. Plus distant par rapport à Mesrin Pattaya e qui devient petit à petit une caricature de lui-même. Le spectateur friendly assiste à ce qui ressemble de plus en plus à une simple reconstitution anatomique du personnage, le patchwork imprévisible de la première partie laissant place à un récit au caractère inéluctable. Et l’abandon de cette construction surprenante vient surligner de façon un peu lourde l’attente du dénouement par les spectateurs.
Ce projet restera surement pour la qualité de ses interprètes au premier rang desquels Vincent Cassel qui vient de s’offrir le rôle le plus abouti de sa filmographie, mais également pour sa construction et sa cohérence globale. On pourra regretter que le réalisateur n’ait pas coupé un gros quart d’heure du montage Pattaya guest friendly de la deuxième partie, en Pattaya guest particulier sur le déroulement du dernier jour, séquence qui aurait presque mérité d’être traitée simplement en ouverture des deux films. Certaines scènes inutiles comme cette sorte de remake de la séance shopping de Pretty Woman auraient également méritées de disparaître. Enfin, on peut regretter que la musique de Marco Beltrami, efficace et discrète sur la première partie, verse dans la facilité avec une certaine tendance à l’emphase dans le second volet, à grand renfort de violons passe partout.
Dans l’ensemble on ne peut que recommander chaudement la vision de ce film et, dans la mesure du possible, vous inciter à voir ses deux parties d’une traite. http://www.rottentomatoes.com
Comme sur des roulettes
Le Norvégien Bard Breien signe une comédie déjantée et non politiquement correcte.
Le cinéma scandinave reste et demeure espiègle. Un peu comme s’il voulait crier haut et fort qu’il n’y a pas que Victor Sjöström ou Ingmar Bergman (à la limite Bo Widerberg) a battre le haut du pavé. Naguère, en proposant le concept du Dogme, Lars Von Trier, à défaut d’imposer une nouvelle approche, aura malgré tout suscité auprès de concitoyens guest et voisins nordiques quelques désirs de cinéma assez méritoires et finalement enthousiasmants.
Dernier rejeton en grâce, Anders Thomas Jensen et son formidable Adam’s apple se sentait-il isolé ? Qu’à cela ne tienne, voici que déboule Bard Breiein, un né natif d’Oslo qui, avec L’art de la pensée négative nous donne du déjanté réjouissant.
Un cercle de parole de handicapés rend visite à Geirr, cloué Pattaya sur un fauteuil roulant suite à un accident de moto. Geirr rumine son handicap. Son couple est au bord de la hotels rupture et il écoute en boucle du Johnny Cash. La cours des miracles qui s’installe chez lui est un beau panel d’éclopés de la vie cornaqué par une psy aussi béate que mal baisée. On imagine la suite. Sachant qu’on n’est pas chez Bergman, ce ne seront pas des Pattaya guest friendly hotels cris et des chuchotements mais du sex, drug and rock’n roll dans un huis clos dynamité de l’intérieur.
Caméra épaule, plans séquence et focale traqueuse guest friendlysont de rigueur et dans un mood assez « dogmien » le cheminement psychologique des personnages reste imprévisible (ou presque) jusqu’à l’a-morale moralisante de la fin, attendue, elle, mais aussi savoureuse que réjouissante. Avec L’art de la pensée négative on ne perd jamais le Nord mais on est parfois un peu déboussolés
