Avisciné.org :. La critique du film MILLENIUM : Le film (2008) de Niels Arden Oplev.
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MILLENIUM : Le film
Män som hatar kvinnor



Moyenne des avis

LES INFORMATIONS GÉNÉRALES
LONGS METRAGES CINE

Un film :
Suédois
Réalisé par :
Niels Arden Oplev
Fait en :
2008
Type de film :
Policier Thriller
Sortie au cinéma le :
13 Mai 2009
Durée du film :
2h32mn.
Production :
Nordisk Film
Sveriges Television
Yellow Bird Films
ZDF Enterprises
Distribution :
UGC Distribution
Nordisk Film
SYNOPSIS
Mikael Blomkvist est journaliste économique dans le magazine Millenium. Condamné pour diffamation, il décide de prendre de la distance avec sa vie et son métier. Mais Henrik Vanger, grande figure de l'industrie suédoise, fait appel à lui afin d'enquêter sur un meurtre non élucidé, celui d'Harriet Vanger, nièce du grand homme et disparue à l'âge de seize ans. Au cours de ses recherches, Blomkvist se rend compte que La famille Vanger semble cacher bien des haines et des secrets. Dans le cadre de son enquête, le journaliste est amené à rencontrer Lisbeth Salander. La jeune femme de vingt-quatre ans possède un don exceptionnel, celui de découvrir des informations introuvables. Tous deux vont être amenés à se croiser dans une enquête qui va révéler beaucoup plus que ce que chacun aurait pu imaginer...


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 Critique éditée le 23/09/09 à 21:13

Le film de Niels Arden Oplev démarre plutôt bien en déroulant son histoire policière de façon assez efficace et en nous plongeant directement dans le vif du sujet. La présentation en parallèle des deux personnages principaux donne à cette première partie un dynamisme intéressant d'autant que les comédiens campent leurs personnages avec talent, la tension rentrée de Lisbeth, venant contrebalancer la mollesse apparente de Blomkvist.

Ce qui frappe principalement dans cette première partie, c'est la qualité des images, les couleurs étonnantes et la beauté des décors. La suède se déploie dans ce qu'elle a de plus "carte postale", avec ses paysages enneigés et ses vieilles bâtisses aussi lugubres que romantiques. Dans le même temps, la ville de Stokholm avec ses métros et ses immeubles glauques nous sont également présentés à mesure que l'on suit le personnage de Lisbeth dans son quotidien. Si c'est le blanc qui domine dans l'univers du journaliste, de la neige pas vraiment immaculée, au papier des journaux sur lesquels s'étale le scandale qui le frappe, Lisbeth vit dans un monde plus sombre, nocturne, où la couleur des vêtements n'est qu'une manifestation de la noirceur environnante et où les mots s'inscrivent sur le fond noir des écrans d'ordinateurs.
Mais assez rapidement, les deux personnages vont se rencontrer et leurs univers se percuter pour accoucher d'une sorte de symbiose dont l'objectif va rapidement se réduire à résoudre le mystère.

Le film parvient à maintenir un certain suspense dans la durée mais on regrette quand même assez vite le jeu de miroir entre les deux personnages qui s'était établi au début du film. A partir du moment où les deux personnages se rencontrent, le journaliste et sa quête vont en quelque sorte vampiriser Lisbeth et mettre entre parenthèse tous ce qui la concernait et qui s'avèrera n'avoir été qu'une façon habile de présenter le personnage et ses démons. Et c'est bien dommage, car s'il restera quelque chose de ce film, ce n'est pas vraiment son scénario, avec son mystère éculé qui entoure une disparition vieille de quarante ans (soit un épisode de Cold Case comme un autre), ce ne sera pas non plus son traitement du genre, qui en mêlant une construction qui emprunte autant aux séries télés policière du dimanche soir qu'à certains thriller comme Zodiac de David Fincher ou Le Silence des Agneaux de Johnatan Demme. S'il y a un élément suffisamment intéressant qui mériterait que l'on se souvienne de ce film dans l'avenir, c'est bien son personnage principal féminin original, et la comédienne Noomi Rapace qui l'incarne avec une grâce indéniable. Malheureusement, ce personnage perd un peu de son caractère à partir du moment où elle s'investit dans l'enquête, et la fin du film finit de jeter au feu les aspects sombres et torturés qui avaient pu séduire chez elle dans la première partie.

Au final, Millenium ressemble surtout à ce qu'il aurait du être, à savoir une mini série télé qui auraient pu trouver son rythme en se développant sur plusieurs épisodes de courte durée et en se regardant d'un œil. Mais le format long-métrage peine un peu à convaincre, surtout en affichant 152 minutes au compteur et avec des choix esthétiques discutables comme cette partition musicale qui alterne envolées sirupeuses et musique électronique mollassonne.

Maintenant, je ne fais pas partie des millions de lecteurs qui avaient dévoré la trilogie de Stieg Larsson lors de sa publication et je n'ai donc pas éprouvé le plaisir de retrouver sur grand écran des personnages auxquels j'aurais pu m'attacher avec les romans, mais une chose est sûre c'est que si le film de Niels Arden Oplev adapte fidèlement la trame originale des livres, je ne vois pas bien ce qu'il y a de particulièrement original dans ce thriller aux ressorts usés qui ressemble à s'y méprendre à du Dean Koontz, du Mary Higgins Clark ou du Patricia Cornwell. On n'est loin de l'originalité de Morse de Tomas Alfredson, un autre film suédois sorti en 2008 qui malgré quelque petits défauts vaut cent fois ce Millenium.



 Écrite par GroBill (Modérateur du site)
   



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